Pourquoi la motion de censure contre Borne annoncée par La France insoumise a peu de chance d’être votée

© Reuters

Des résultats décevants et un futur incertain. Au lendemain du second tour des élections législatives , le camp d’Emmanuel Macron est en plein doute. Et la Première ministre Élisabeth Borne est plus fragilisée que jamais. Si le président a refusé sa démission , de courtoisie comme il est d’usage après le scrutin, sa place n’est pas pour autant assurée dans le temps. D’autant qu’elle est la cible des critiques de l’opposition et que La France insoumise a déjà évoqué le dépôt d’une motion de censure le 5 juillet prochain.

À cette date, Élisabeth Borne devrait passer par une étape non-obligatoire mais incontournable : la traditionnelle déclaration de politique générale à prononcer devant le Parlement. Un discours suivi, le plus souvent mais cela n’est pas obligatoire, par un vote de confiance qui engage la responsabilité de l’exécutif. Ce vote est un risque lorsque la majorité n’est pas acquise, comme actuellement. D’anciens chefs de gouvernement, tels que Michel Rocard ou Edith Cresson, ne s’y étaient pas risqués.

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« Si le gouvernement met au vote la confiance, il n'y aura pas besoin de motion de censure », a rappelé le député LFI Éric Coquerel, dès le soir du second tour. Mais dans le cas contraire, La France insoumise compte en déposer une le jour même. Cet outil, prévu par l’article 49 de la Constitution, permet à l’Assemblée nationale de mettre en ca...


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