Pourquoi des modes de scrutin alternatifs changeraient notre perception de la vie politique

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Si les résultats de l’élection présidentielle ont désigné Emmanuel Macron pour un second mandat, l’analyse des votes et des tendances ont aussi souligné une forte dynamique en faveur du vote utile et de l’abstention, perçue comme un phénomène hautement politique depuis au moins une dizaine d’années. Plusieurs observateurs pointent aussi des faiblesses et fractures au cœur de la démocratie électorale en France aujourd’hui : les citoyens élisent certes leurs représentants, mais encore faut-il s’accorder sur les propriétés que cette forme de démocratie doit respecter.

La théorie du vote offre les analyses indispensables sur les propriétés de chaque mode de scrutin, mais il reste à confronter ses conclusions aux conditions réelles, à apprendre des réactions des citoyens. C’est là l’objet de l’expérimentation des différents modes de scrutin. Sans changer le vainqueur de l’élection de 2022, l’expérimentation conduit à reconsidérer l’importance relative des différentes formations politiques.

Des expérimentations de terrain et des enquêtes en ligne

L’opération « Voter autrement » s’inscrit dans une tradition originale d’expérimentations récurrentes sur le terrain. Depuis 2002, des expérimentations ont été menées lors de chaque élection présidentielle française. Optant pour des modes de scrutin multinominaux et à un seul tour de scrutin, en phase avec les conclusions des théoriciens du vote, ces expérimentations ont étudié le comportement des électeurs face à de nouvelles règles de...


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