Pourquoi maintenir un certain niveau d'activité physique est crucial pour la santé de votre cœur

Le début de la vie active, la survenue d'enfants dans nos vies ou d'autres situations particulières peuvent nous conduire à faire de moins en moins de sport avec le temps qui passe. Pour notre santé globale, il est pourtant important de maintenir un certain niveau d'activité physique et d'autant plus pour notre cœur. En effet, une récente étude épidémiologique prospective publiée dans l'International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity ayant suivi plus de 5.000 patients sur 30 ans suggère qu'à mesure que nous réduisons notre activité physique dans le temps, notre risque cardiovasculaire augmente.

Un risque global de + 15 % si le temps d'activité physique diminue

L'étude Cardia (pour Coronary Artery Risk Development in Young Adults) a suivi des milliers de participants provenant de différentes villes américaines : Birmingham, Chicago, Minneapolis et Oakland. Son objectif était de déterminer si les changements de niveau d'activité physique entre l'âge de la majorité et la trentaine revêtent une importance concernant le risque cardiovasculaire, c'est-à-dire en matière d'évènements dangereux comme les maladies coronaires, les crises cardiaques ou bien les accidents vasculaires cérébraux. Les chercheurs sont partis des hypothèses suivantes : des niveaux faibles d'activité physique à l'âge de 18 ans et un niveau d'activité physique en baisse à travers l'âge adulte seraient associés à des incidents cardiovasculaires prématurés, c'est-à-dire avant l'âge de 60 ans.

Lorsque l'activité physique baisse, le risque cardiovasculaire grimpe. © Diego_Cervo, Getty Images
Lorsque l'activité physique baisse, le risque cardiovasculaire grimpe. © Diego_Cervo, Getty Images

Compte tenu de leurs résultats, leurs hypothèses sont confirmées. En effet, comparé à celles et ceux pour qui le niveau d'activité physique reste stable, celles et ceux dont ce niveau décline ont entre 2 et 28 % de risque de souffrir d'une maladie coronaire, entre 5 et 38 % de faire une crise cardiaque et entre 4 et 39 % de faire un accident vasculaire cérébral. Les investigateurs ont aussi mis en...

> Lire la suite sur Futura