Pourquoi Macron tarde tant à révéler son choix pour le poste de Premier ministre

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PHOTO LUDOVIC MARIN / AFP
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Emmanuel Macron nous aura fait poireauter. C’est le moins que l’on puisse dire. Alors que les médias les plus sérieux annonçaient dès le lendemain de sa réélection la nomination imminente d’un nouveau Premier ministre, ou plutôt d’une nouvelle Première ministre, nous nous retrouvons, près de trois semaines plus tard, toujours suspendus à ses lèvres. Les pronostics sur la date butoir et le casting auront connu de nombreux rebondissements, la ligne d’arrivée étant savamment et discrètement repoussée à plusieurs reprises, d’une semaine sur l’autre, provoquant une avalanche de supputations dans la presse française.

Un des derniers indices négligemment semés : le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, affirmait mercredi 4 mai que “le gouvernement Castex ira au bout du premier quinquennat, qui s’achève le 13 mai à minuit”, confirmant ainsi que la cérémonie d’investiture du 7 mai ne servait officiellement à rien. On en était alors au deuxième “dernier Conseil des ministres” sur trois.

Il n’imagine pas une cohabitation

Il a suffi que le président réponde le lundi 9 mai à Berlin qu’il savait déjà qui serait son chef de gouvernement au prochain Conseil des ministres franco-allemand début juillet pour que la recherche “Emmanuel Macron Premier ministre” reprenne la tête des obsessions sur Google en France. “Mais ce n’est pas ici que je vais le dire, ni maintenant bien entendu”, a ajouté un Emmanuel Macron hilare au côté du chancelier Olaf Scholz. “On a le droit d’avoir de la suite dans les idées mais de faire les choses en bon ordre.” On notera que le président part du principe qu’il remportera les législatives et n’aura donc pas à composer avec un Premier ministre de cohabitation.

On peut évidemment comprendre la difficulté à trouver la perle rare qui, selon la fiche de poste lâchée par le chef de l’État, doit être attachée “à la question sociale, à la question écologique et à la question productive” tout en étant compatible avec une majorité et un programme plutôt orientés vers la droite du centre. L’Élysée aurait même essuyé quelques refus de socialistes qui ont pris un malin plaisir à le faire savoir, démontrant par là les risques de l’attente interminable.

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