Pourquoi le libre-échange est (encore) loin d'être gagné en Afrique

Par Le Point Afrique
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L'accord de libre-échange continental a été ratifié par 34 pays africains.
L'accord de libre-échange continental a été ratifié par 34 pays africains.

À date symbolique, mots marquants. « Aujourd'hui est vraiment un jour historique, le jour à compter duquel nous commençons officiellement à commercer dans le cadre préférentiel de la zone de libre-échange continentale africaine », s'est réjoui Wamkele Mene lors d'une cérémonie de lancement en ligne organisée par l'Union africaine. Retardée par la pandémie du coronavirus, la zone de libre-échange continentale africaine (Zlec) est entrée officiellement en vigueur le 1er janvier 2021. « Aujourd'hui, nous assistons, nous Africains, à l'ouverture d'un nouveau chapitre en termes de relations d'affaires et d'investissements sur le continent africain », a poursuivi le secrétaire général de la Zlec. Concrètement, où en est-on ?

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La dynamique enclenchée

Censée devenir l'espace commercial le plus peuplé du monde, la zone de libre-échange continentale africaine est pour le moment une réalité encore lointaine, selon Jakkie Cilliers, expert sud-africain à l'Institut d'études sur la sécurité à Pretoria. « Ça va prendre du temps », met en garde le chercheur. Actuellement, seulement 16 % des échanges commerciaux du continent se font entre pays africains. L'ambition de la Zlec est de faire passer ces échanges à 60 % d'ici à 2034 entre les 55 pays membres de l'Union africaine, qui représentent 1,2 milliard de personnes.

Mais l'application effective du principe de libre-échange à l'échelle du continent prendra « plus [...] Lire la suite