Pourquoi l'exécution d'un ex-grand patron dit beaucoup du durcissement du régime chinois

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C'est une sentence inhabituelle à l'encontre d'un haut dirigeant économique en Chine. Lai Xiaomin, ancien patron d'un fonds d'investissement, accusé d'avoir touché pour plus de 215 millions d'euros de pots-de-vin, a été exécuté vendredi matin, a annoncé la télévision publique. Il avait également été reconnu coupable de "polygamie", selon les autorités nationales chinoises. Au-delà de ce chef d'accusation, cette exécution, la première depuis l'arrivée de Xi Jinping au pouvoir, est un signal tout à fait inquiétant. Le dirigeant franchit ainsi une nouvelle étape dans sa lutte pour s’assurer un contrôle absolu sur l’ensemble des activités du pays, et tout particulièrement sur son secteur économique. 

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Des peines qui ne frappaient que de hauts dignitaires politiques

L'argument de la lutte contre la corruption a toujours été l’une des armes favorites de Xi Jinping pour affermir son emprise sur le Parti communiste chinois (PCC), d’abord, puis sur l’appareil d’Etat. Le président a lancé sa campagne anticorruption dès qu’il a été nommé Secrétaire général du PCC, ce qui lui a permis d’écarter tous ses concurrents, mais également les membres du parti considérés comme de soutiens un peu trop tièdes. 

Depuis, ils sont plus d’un million et demi à avoir été condamnés lourdement par la justice pour des charges de malversation. Il y a même déjà eu des peines de mort, prononcées et exécutées. Mais jusqu’à présent, ell...


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