Pourquoi le couvre-feu avancé à 18h pourrait être efficace

Matthieu Balu
·Journaliste sciences/tech video au HuffPost.
·1 min de lecture
Leere Straße während der Ausgangssperre wegen dem Coronavirus (Photo: Dennis Gleiss via Getty Images)
Leere Straße während der Ausgangssperre wegen dem Coronavirus (Photo: Dennis Gleiss via Getty Images)

CORONAVIRUS - Métro, boulot, dodo. Pour faire face à la remontée des cas de Covid-19, voici le programme (presque) annoncé pour les habitants des 15 départements dont la liste a été dévoilée vendredi 1er janvier par le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. A partir de ce samedi 2 janvier, ils seront sous couvre-feu non plus à partir de 20h, mais dès 18h.

S’appuyant sur une note du conseil scientifique rendue publique en début de semaine et faisant état d’une ”évolution préoccupante” des principaux indicateurs, tout en tenant compte du grand nombre de tests réalisés avant Noël qui peuvent “brouiller” ces statistiques, le gouvernement avait dit attendre début janvier, une fois les chiffres mesurant l’impact des fêtes connus, pour agir sur une possible remontée inquiétante du nombre de contaminations.

Mais un couvre-feu deux heures plus tôt peut-il vraiment casser la dynamique de “troisième vague” en cours dans ces territoires? En tous cas, cela pourrait la ralentir... avant un éventuel reconfinement.

Le couvre-feu, une mesure utile

Ce que l’on a appris de ces derniers mois, c’est que le couvre-feu fonctionne... tout en restant moins décisif qu’un confinement total pour casser les chaînes de contamination. Interrogé par le quotidien La Dépêche sur le couvre-feu mis en place le 17 octobre, l’épidémiologiste Pascal Crépey expliquait ainsi: “Il est vrai que cette mesure a été instaurée peu de temps avant le reconfinement [du 30 octobre, ndlr]. Mais le couvre-feu, et même les couvre-feux (le 17 octobre puis élargi le 24 octobre à d’autres départements) ont permis de casser la courbe é...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.