Pourquoi l'armistice du 11 novembre 1918 a-t-il été signé dans un wagon ?

Le wagon de l'Armistice après 1918 © Wikimedia Commons

Drôle d’endroit, effectivement, pour ratifier un accord historique qui suspend un conflit mondial long de plus de quatre ans. D’autres lieux ont été évoqués par les Français et les autres pays engagés contre l’Allemagne, quand celle-ci leur a demandé secrètement d’ouvrir des négociations, par un message en morse envoyé le 5 novembre 1918. Ainsi, Les Alliés ont envisagé de recevoir les émissaires du Reich au quartier général du Maréchal Foch, chef des armées alliées, qui était à Senlis, ou même au château de Versailles.

Mais en fait, c’est Foch lui même qui a refusé ces options. Au moment où il se prépare à recevoir les émissaires allemands, qui sont déjà en route depuis Berlin, il a une idée fixe : que la presse et l’opinion publique soient tenues loins des pourparlers. C’est pourquoi il imagine de mener les négociations dans son propre train, dont il se sert pour visiter les troupes sur le front. Rien ne peut être plus discret que ce convoi : au cas même où des reporters s’en approcheraient de trop près, il suffirait de le faire rouler quelques dizaines de kilomètres sur le réseau ferré pour les semer !

Les fonctionnaires des transports ferroviaires cherchent un endroit caché, aux environs de Senlis, quand soudain l’un d’entre eux, un certain Pierre Toubeau, trouve la « planque » idéale. Un petit embranchement de deux kilomètres qui serpente à travers la forêt de Compiègne, depuis la gare de Rethondes, dans l’Oise. C’est là que va être véhiculé, dans la journée, le train de Foch. (...)

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