Pourquoi l’Union européenne doit prendre toute sa dimension politique

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Les temps changent. Sur fond de rivalité sino-américaine croissante, la crise sanitaire puis la guerre russe sur l’Ukraine ne laissent plus d’alternative aux Européens : l’Union européenne sera géopolitique. Sinon, elle se condamnerait à l’impuissance, retournant à l’insignifiance des années de guerre froide. Mais l’Europe ne peut prétendre devenir un tel acteur global qu’à la double condition impérative de reprendre à la fois son processus d’élargissement et son processus constituant – quelles que soient les réticences actuelles des États membres à l’égard de l’un ou l’autre.

L’État de droit, la responsabilité et le contrôle démocratiques, participent du rayonnement, de l’attraction et de la légitimité de l’UE. De leur côté, les peuples candidats ont pour la plupart compris et intégré cette exigence. Leurs engagements politiques soulignent cet attachement aux valeurs démocratiques et européennes, qui anime leur désir de rejoindre l’UE. L’Ukraine en est un des meilleurs témoignages.

Il faut un espace politique partagé

En proposant une vague « communauté politique européenne » qui se résume à un forum de dirigeants, la Présidence française du Conseil de l’Union européenne (PFUE) ne répond ni au désir d’élargissement ni à l’exigence d’approfondissement. Ces deux processus, l’un interne, l’autre externe ont longtemps été considérés comme impossibles à mener de front. Cette approche n’est plus tenable. L’approfondissement du fonctionnement de l’UE, en particulier sa composante...


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