Pourquoi l’Outre-Mer a voté Marine Le Pen

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Pourquoi l’Outre-Mer a voté Marine Le Pen
PHOTO CEDRICK ISHAM CALVADOS / AFP
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Les territoires d’outre-mer ont souvent “manifesté clairement” leur aversion pour les candidats présidentiels d’extrême droite, explique le quotidien britannique The Financial Times. Pourtant, le 24 avril, Marine Le Pen y a remporté certaines de ses plus solides victoires, indique le journal économique de référence.

Il faut d’abord y voir une contestation de la politique d’Emmanuel Macron, poursuit le Financial Times. Au premier tour, c’est Jean-Luc Mélenchon qui était en tête dans la plupart de ces territoires. Marine Le Pen a ensuite devancé le président, élu au second tour, en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane française avec plus de 60 % des votes en sa faveur. Le candidat d’extrême gauche avait pourtant appelé à ne pas voter pour le Rassemblement national, mais cela n’a pas suffi : “Certains de ses électeurs sont manifestement passés du côté de Le Pen.”

Les conséquences d’une “perte de confiance”

“L’usage massif de chlordécone [] a provoqué une crise de santé publique, et la pandémie a mis en lumière le faible taux de lits d’urgence disponibles dans les territoires par rapport à la métropole”, explique le titre, résumant les propos de Mikaa Mered, secrétaire général de la chaire Outre-Mer de Sciences Po. Ce dernier évoque une “perte de confiance” en l’État français, comme en témoigne la défiance à l’égard du vaccin contre le Covid-19 en Outre-Mer.

À Mayotte, où Marine Le Pen a raflé 59,1 % des voix, c’est la problématique de la sécurité liée à l’immigration clandestine − notamment en provenance des Comores voisines − qui a poussé les électeurs vers l’extrême droite.

Dans le Pacifique, à l’inverse, les habitants de Nouvelle-Calédonie ont majoritairement voté pour Emmanuel Macron. La forte abstention a grandement favorisé le président en place, et les votants les plus mobilisés étaient “probablement” des anti-indépendantistes souhaitant afficher leur soutien à l’État.

Le Financial Times se penche également sur la situation de la Corse, où il observe une dynamique similaire à celle des territoires d’outre-mer. Récemment secouée par des manifestations autonomistes et indépendantistes, l’île méditerranéenne a placé Marine Le Pen devant le président en exercice, au premier comme au second tour.

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