Pourquoi l’Italie connaît-elle une telle instabilité politique ?

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Il n’aura pas tenu plus d’un an, quatre mois et vingt jours. Le deuxième gouvernement de Giuseppe Conte, alliant notamment le Parti démocrate (gauche) à l’inclassable Mouvement 5 étoiles, a présenté sa démission lundi 25 janvier, alors que le Président du Conseil espérait encore pouvoir élargir sa majorité. Tout avait débuté le 13 janvier dernier, quand son prédécesseur, Matteo Renzi, avait retiré son parti Italia Viva - lui-même né d’une scission au sein du Parti démocrate - de la coalition gouvernementale, en raison de divergences sur l'attribution des fonds du plan de relance européen, a-t-il affirmé au Monde.

C’est maintenant à Mario Draghi de mener les négociations en vue de former un nouvel exécutif. Une situation qui est loin d’être une première pour l’Italie : si l'ancien président de la Banque centrale européenne parvient à former un gouvernement, il s’agirait du 67ème depuis l’après-guerre. D’après des calculs du Parisien en 2019, la durée moyenne d’un gouvernement italien était de 384 jours depuis 1944, contre 532 en France depuis 1958, et l’instauration de la Vème République. 

Le bicamérisme parfait, spécificité italienne et talon d’Achille des coalitions

La première explication de cette instabilité tient dans le système institutionnel italien, quasi-unique au monde. Si le mode de scrutin du Parlement italien, mêlant scrutin majoritaire pour un tiers des sièges et proportionnelle pour les deux tiers restants, ne facilite pas la tâche, l’Italie dispose également d’...


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