Pourquoi l’inquiétude pour l’unité et la stabilité de l’Europe monte

© Paolo Giandotti/Italian Presidential Palace/Handout via REUTERS

L’image des trois dirigeants souriants, le Premier ministre italien, Mario Draghi, le président français, Emmanuel Macron , et le chancelier allemand, Olaf Scholz, à bord d’un train spécial à destination de Kiev, en Ukraine , le 16 juin, semble désormais d’une autre époque. La démission du ­Premier ministre italien fait vaciller l’Europe et ses principaux partenaires. Tout en retenue, l’ancien banquier Draghi était un pilier de l’UE. Comme l’a écrit mardi le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, sur le site Politico, « les idées de Mario ont été essentielles ces derniers mois dans [les] débats » sur l’énergie, l’inflation, l’Ukraine. Avec son départ et la perspective des élections anticipées fin septembre ou début octobre, l’Italie entre dans une période agitée.

Une coalition plus à droite

Selon un sondage de l’institut SWG effectué lundi dernier, le parti postfasciste Fratelli ­d’Italia, présidé par Giorgia Meloni, arriverait en tête avec 23,8 % des voix devant le Parti démocrate avec 22,1 % et la Ligue de Matteo Salvini avec 14 %. Or, si Meloni ne prône pas une sortie de l’UE, la dirigeante populiste souhaite une révision des traités et la substitution d’une « confédération d’États souverains » à l’UE. Avec la Ligue et Forza Italia de Silvio ­Berlusconi, qui recueillerait 7,4 %, Fratelli d’Italia pourrait constituer une coalition avec les partis les plus à droite. Que deviendraient alors les réformes engagées par Draghi, pour lesquelles l’UE a promis 191 milli...


Lire la suite sur LeJDD

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles