Pourquoi les législatives sont des élections à enjeu, malgré une hausse de l'abstention

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© AFP

Passées au second plan de l’élection présidentielle, les élections législatives auront lieu dans quelques semaines à peine, les dimanches 12 et 19 juin précisément. Rien n’a jusqu’ici laissé paraître de l’imminence et l’importance de ce scrutin, ni dans les médias ni dans les conversations. Aucun vrai débat n’a été initié sur le bilan de la législature élue en 2017, la désignation des candidats à la députation ou les programmes des partis politiques pour les cinq prochaines années. La raison est somme toute assez évidente : toute l’attention s’est portée sur la campagne présidentielle. Faut-il en déduire que les élections législatives n’ont pas d’enjeu réel et qu’en fin de compte elles ne servent à rien ?

Alors qu’elles sont partout ailleurs en Europe le moment clé de la vie politique, les législatives passent en général en France à l’arrière-plan de l’élection présidentielle. Le peu d’intérêt qu’elles suscitent se traduit très nettement dans la faiblesse de la participation. Lors du dernier scrutin, en 2017, moins d’un inscrit sur deux s’était déplacé pour voter au premier tour.

Les législatives, des élections de second ordre

Il faut dire que la mobilisation électorale connaît une érosion régulière depuis les débuts de la Ve République. Alors qu’elle se situait autour de 80 % dans les années 1970, elle était de 70,7 % en 1981, 78,5 % en 1986, 65,7 % en 1988, 68,9 % en 1993, 67,9 % en 1997, 64,4 % en 2002, 60,4 % en 2007, 57,2 % en 2012 et donc 48,7 % en 2017. Un recul de la ...


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