Pourquoi la légalisation de l'avortement en Argentine est une victoire à l'échelle de toute l'Amérique latine

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Deux ans après le premier mouvement massif en faveur de l'interruption volontaire de grossesse (IVG), qui s'était traduit par un rejet de la légalisation par le Sénat, les Argentines ont enfin obtenu le droit à l'avortement. Le projet de loi soutenu par le président Alberto Fernandez légalisant l'IVG a été approuvé avec 38 voix contre 29 dans la Chambre Haute. Le texte autorise l'IVG pendant les quatorze premières semaines de grossesse. Ce sont donc des cris de joie et de soulagement qui ont retenti en Argentine.

Cette victoire ne doit pas masquer pour autant la situation dans le reste de l'Amérique latine. Le sujet divise ces pays encore fortement empreints par le catholicisme et les femmes peinent toujours à faire valoir leurs droits.

L'accès à l'avortement demeure très inégal

L'accès à l'avortement demeure à ce jour extrêmement inégal et légalement très restrictif. En 2017, il était ainsi totalement interdit dans 6 pays de la région (Haïti, Honduras, Nicaragua, République dominicaine, El Salvador et Suriname). Il n'est totalement autorisé à la demande de la femme que dans quatre pays (Cuba, Porto Rico, Guyana et Uruguay), dans les territoires français d'outre-mer et depuis mardi soir en Argentine. Les autres pays ne l'autorisent que dans des situations restrictives, c'est-à-dire pour protéger la vie de la mère (dans 10 pays) ou sa santé (seulement dans deux pays), et parfois en cas de malformation du fœtus, de viol ou d'inceste.

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