Pourquoi l'édition 2020 des Victoires de la musique fait polémique

La 35e édition des Victoires de la musique, qui ont réduit le nombre de leurs catégories, s'attire les critiques de certains professionnels. Ils lui reprochent notamment un manque de diversité.

Manque de diversité chez les artistes, coup porté à certains genres musicaux : la 35e édition des Victoires de la musique, vendredi, s'accompagne de quelques fausses notes.

C'est une petite révolution : cette année les catégories primées sont passées de 13 à 8. Ont disparu les étiquettes des genres - rock, électro, musiques du monde, musiques urbaines et rap, la catégorie "album de chansons" devenant "album" tout court. L'idée était d'avoir une meilleure "lisibilité", résume Romain Vivien, président des Victoires de la musique, interrogé par l'AFP.

"Nous voulions éviter de catégoriser les artistes, et puis le public ne s'y retrouvait pas forcément. C'était aussi une demande d'artistes, qui nous disaient 'on veut concourir avec tout le monde'", poursuit le patron de l'événement.

Gain de temps, perte d'ouverture ?

Ne demeurent donc que les catégories reines: artiste masculin, artiste féminine, album, chanson originale, etc. "Auparavant, seuls les gagnants chantaient durant la cérémonie, là tous les nommés se produisent", glisse aussi Romain Vivien.

Mais le vent des critiques se lève. "C'est dommage, c'est un monde qui se referme au lieu de s'ouvrir, c'est un peu désolant", regrette auprès de l'AFP Martin Meissonnier, DJ, producteur historique des musiques du monde. "L'ouverture c'était le moyen d'être moins franco-français. C'est extraordinaire, car en ce moment les charts américains et anglais s'ouvrent sur des musiques venues...

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