Pourquoi Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, n'est pas libre malgré l'abandon des poursuites

Gregory Rozieres
Pourquoi Julian Assange n'est pas libre malgré l'abandon des poursuites

JUSTICE - C'est un soulagement pour Julian Assange, mais cela ne veut pas dire qu'il est libre, loin de là. Le parquet suédois a en effet annoncé ce vendredi 19 mai qu'il classait sans suite la plainte pour viol de deux Suédoises contre le fondateur de Wikileaks.

Une affaire juridique avec de multiples rebondissements qui a débuté en 2010. Deux ans plus tard, Julian Assange, séjournant alors en Grande-Bretagne et en liberté surveillée, demandait l'asile à l'ambassade d'Équateur, persuadé que derrière la demande d'extradition suédoise se cachait une manœuvre des États-Unis pour le coincer.


"Retenu 7 ans sans preuve pendant que mes enfants grandissent et que mon nom est sali. Je n'oublierai ni ne pardonnerai jamais"

Aujourd'hui, même si Julian Assange n'est plus poursuivi par la justice Suédoise, il n'est pas libre pour autant de sortir de son sanctuaire. Et ce pour deux raisons.

1 - Toujours recherché pour une infraction "bien moins sérieuse"

Quelques minutes après l'annonce de la fin des poursuites judiciaires, la police londonienne a fait savoir que Julian Assange "est toujours recherché pour une infraction bien moins sérieuse". En effet, si le mandat d'arrêt européen émis par la Suède est caduque, le fondateur de Wikileaks est toujours soumis à un autre mandat, émis par la Grande-Bretagne cette fois-ci.

En 2012, après deux ans de procédures, la Cour suprême britannique confirme que Julian Assange doit bien être extradé en Suède. Quelques jours plus tard, l'Australien se rend alors dans l'ambassade équatorienne de Londres pour y réclamer l'asile politique.

Sauf que le fondateur de WikiLeaks a été arrêté en 2010 et est depuis en liberté surveillée, en attente d'une extradition. En se rendant dans l'ambassade, il enfreint donc la loi et la police anglaise émet un mandat d'arrêt contre...

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