Pourquoi la judokate Amandine Buchard fait son coming out

Propos recueillis par Gilles Tournoux

Pour la première fois, Amandine Buchard, judokate de l’équipe de France, parle de son homosexualité, de sa vie de couple, et de son désir d’avoir un enfant.


Elle est championne d’Europe 2017, médaillée de bronze aux derniers Mondiaux de judo, mais aussi femme libérée et heureuse. A 23 ans, Amandine Buchard, une des cadres de l’équipe de France féminine, a accepté de parler de sa vie avec Nieke Nordmeyer. Une judokate allemande qui combat dans la même catégorie (- 52 kg) et avec laquelle elle s’est mariée le 3 août dernier à Cologne.

Pourquoi avoir décidé de rendre publique votre homosexualité contrairement à d’autres sportives ou sportifs de haut niveau ?

AMANDINE BUCHARD. C’est fatigant de le cacher. On n’est pas soi-même, on vit dans le mensonge et je déteste ça. Les gens parlent beaucoup quand ils sont dans le questionnement, surtout dans le monde du judo qui se nourrit de potins. Ils ne sont plus des parasites à partir du moment où ils savent. Après, on m’accepte comme je suis ou pas.

Cette orientation sexuelle était devenue une évidence pour vous ?

Moi, je vis ma vie. Je ne tombe pas amoureuse d’un sexe mais d’une personne. Par le passé, j’ai eu des histoires avec des garçons. Mais je trouve qu’on se comprend plus entre filles, la relation est plus attentionnée.

Quelles sont les réactions dans le monde du judo ?

Tout le monde s’en doutait alors… Cela a étonné certaines personnes, mais on ne m’a jamais traitée de sale homo. C’est plus difficile à accepter pour ma famille. D’ailleurs, on ne se parle plus avec ma mère. Vous savez, on est beaucoup chez les femmes à avoir cette orientation sexuelle dans le judo. Il y a aussi beaucoup d’homos dans le sport de haut niveau qui se cachent.


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Amandine Buchard pendant le Grand Chelem de Paris en février 2018/Icon Sport/Anthony Dibon

Le comprenez-vous ?

Oui, car ça reste un sujet tabou. Ils ont peur du jugement des autres, pour leur carrière. Moi, j’assume complètement. Je ne vais pas m’interdire d’aimer une femme si elle me (...)

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