Pourquoi les Iraniens détestent Macron et Poutine par-dessus tout

Mahnaz Shirali
Le Président Emmanuel Macron, accompagné du ministre des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, rencontre le Président iranien Hassan Rouhani en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies, le 25 septembre 2018 à New York.

L’attaque contre les infrastructures pétrolières saoudiennes fait une fois de plus remonter la tension entre l’Iran et les États-Unis. Cet épisode s’inscrit dans la suite des “attaques mystérieuses” qui ont visé les pétroliers géants dans le golfe Persique et le détroit d’Ormuz il y a quelques mois. La République islamique rejette toute implication dans ces affaires, alors qu’en juillet dernier le conseiller spécial de l’ayatollah Khameneï, Ali Akbar Velayati déclarait: “Si l’Iran ne peut exporter son pétrole, aucun autre pays ne le pourra”. Les dirigeants iraniens n’entendent pas modérer leurs ardeurs et continuent à adopter une position de force sans pour autant en avoir les moyens.

Quinze mois après la sortie de Donald Trump de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015 et le retour des sanctions, les Iraniens sont en train de vivre l’une des pages les plus sombres de leur histoire: l’économie de leur pays –déjà en faillite avant les sanctions– n’a pratiquement plus aucun souffle, leur monnaie nationale a perdu 75% de sa valeur, la pauvreté fait des ravages, les ayatollahs sont plus détestés que jamais, et la répression politique n’a jamais été aussi forte depuis l’invasion mongole du XIIIe siècle. Pas plus tard que la semaine dernière, l’immolation d’une jeune iranienne, condamnée à six mois de prison ferme pour avoir assisté à un match de foot, a bouleversé le monde.

Le conseiller spécial de l’ayatollah Khameneï déclarait en juillet: “Si l’Iran ne peut exporter son pétrole, aucun autre pays ne le pourra”.

Si la République islamique est capable de se montrer intransigeante avec les Américains, de poursuivre ses ambitions expansionnistes et de menacer les pays de la région, c’est que les intérêts nationaux des Iraniens n’entrent pas en ligne de compte pour ses dirigeants. Au lieu de pacifier leurs relations avec la communauté internationale, ils s’enferment dans leur politique anti-américaine et anti-israélienne. Cette politique belliqueuse qui a...

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