Pourquoi Harry Roselmack, fils de CRS, a manifesté contre les violences policières

Pierre Nicolas L'Olive
“J’ai une haute idée de nos forces de l’ordre. C’est pour cela que je suis allé manifester ce 2 juin à Paris contre les violences policières malgré l’interdiction. Une désobéissance civile assumée pour défendre la Justice, la Démocratie, les Victimes mais aussi la Police et la Gendarmerie dans lesquelles je veux croire encore

Le journaliste et animateur Harry Roselmack a voulu défendre sa vision des forces de l'ordre dans un message publié sur Facebook.

VIOLENCES POLICIÈRES - “J’ai une haute idée de nos forces de l’ordre. C’est pour cela que je suis allé manifester.” Dans un message publié ce mercredi 3 juin sur le compte Facebook de son film “Fractures”, le journaliste Harry Roselmack a dévoilé les raisons qui l’ont poussé la veille à aller manifester contre les violences policières dans la capitale. Et ce malgré l’interdiction formulée par la préfecture de police de Paris.

Cette manifestation, qui a réuni 20.000 personnes, était organisée pour rendre hommage à George Floyd et ne pas oublier Adama Traoré, décédé le 19 juillet 2016 à la gendarmerie de Persan, après son interpellation à Beaumont-sur-Oise.

Alors que des slogans anti-policiers ont été entendus dans ce rassemblement, le journaliste assure pourtant vouloir défendre l’idée qu’il se fait des “gardiens de la paix”.

“En tant que citoyen, j’ai un respect de principe envers le travail des forces de l’ordre de mon pays. En tant que fils de CRS, j’ai un attachement affectif pour la police”, prévient Harry Roselmack qui indique avoir manifesté pour défendre “la Justice, la Démocratie, les Victimes mais aussi la Police et la Gendarmerie”.

“Exiger l’exemplarité”

Pour Harry Roselmack, manifester contre les violences policières n’empêche pas un gendarme ou bien un policier de manifester. “Tous ceux qui estiment que la police et la gendarmerie doivent rester des gardiens de la paix et de la démocratie auraient dû venir, ou bien s’associer à cette manifestation.

“Pour moi, il ne s’agissait pas de manifester contre la police et la gendarmerie” mais bien de défendre l’exigence qu’impose cette fonction. “Exiger l’exemplarité dans les enquêtes et les condamnations dans les affaires impliquant des policiers ou des gendarmes, c’est faire honneur à la démocratie.”

“Un policier, un gendarme ne peut pas être...

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