Pourquoi la grande démission touche plus les femmes que les hommes

© AFP

Depuis le début de la crise du Covid-19 , des millions d’Américains ont démissionné de leur emploi, car ils étaient insatisfaits de leurs entreprises ou de leurs salaires. Ce phénomène, très vite appelé « the big quit » (la grande démission), se propage en France depuis le début de l’année. Près de 470 000 personnes ont quitté leur CDI au premier trimestre 2022, selon la Dares, le service de statistiques du ministère du Travail. Selon une étude de l’institut Opinionway , publiée en mai 2022, 35 % des Français disent qu’ils n’ont jamais eu autant envie de démissionner qu’actuellement. Le sondage montre également que ce phénomène touche plutôt les femmes : 45 % d’entre elles envisagent de démissionner contre 36 % des hommes.

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« Il y a une accélération des besoins et des envies de reconversion chez les Français depuis le début de l’épidémie. Les femmes sont plus particulièrement touchées par ce phénomène, car elles étaient tout d’abord plus impactées par la covid-19, explique Garance Yverneau, la PDG de Garance & Moi, un cabinet spécialisé dans la carrière des femmes. « Ce sont souvent elles qui ont dû palier à la garde des enfants lors des confinements, elles étaient donc plus souvent mises en difficulté au niveau professionnel, développe-t-elle. Également, elles travaillent plus souvent dans des métiers plus exposés, comme celui d’infirmière ou d’aide-soignante par exemple. Elles ont...


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