Pourquoi la Grèce évite (pour l'instant) une nouvelle crise

Libération.fr
Le Premier ministre grec, Aléxis Tsípras, au siège de l'Union européenne, à Bruxelles, le 29 avril.

Athènes est parvenu à un accord préliminaire avec ses créanciers qui devrait ouvrir la voie à des discussions sur la réduction de sa dette.

Faut-il y voir le signe d’un simple bis repetita ou l’imminente annonce d’une sortie de tunnel. Il est, sans doute, encore trop prématuré pour en juger tant les points de détails pourraient très vite se transformer en blocages insurmontables. En attendant, il y a comme un air de déjà-vu dans les pourparlers qui opposent depuis des mois la Grèce à ses créanciers, Union européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international. Certes, ce n’est qu’un accord préliminaire, mais tout semble sur le point d’être résolu… Alors que tout paraissait paralysé il a encore quelques semaines. Ainsi vont les négociations entre la Grèce et ses créanciers, elles balancent entre espoir et désespoir. La Grèce a donc paré (pour l’instant) au risque d’un retour à la crise en s’entendant avec ses bailleurs sur un nouveau tour de vis d’austérité, ouvrant ainsi la voie à une éventuelle réduction d’une dette publique qui frôle les 180% du PIB.

Annoncée ce mardi par le ministre grec des Finances, Euclide Tsakalotos, et confirmé du côté de la Commission européenne, à l’issue de négociation marathon dans la nuit de lundi à mardi, l’accord «technique préliminaire» entre la Grèce et ses créanciers a été jugé «équilibré et viable», par le porte-parole du gouvernement grec. Tout aussi optimiste, le Commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, y voit même le début de la fin de la purge infligée à la Grèce depuis 2010 en échange des trois programmes de prêts.

Pour honorer sa prochaine échéance relative à sa dette externe, Athènes doit débourser 7 milliards d’euros en juillet. Or, à l’image de ce qui s’est passé l’an passé à la même époque, les caisses du Trésor grec ne permettent pas de s’acquitter d’une telle somme. Pour convaincre ses créanciers de lui verser de quoi faire face à cette prochaine échéance, le gouvernement de gauche (...)

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