Pourquoi des "gilets jaunes" veulent-ils l'interdiction des grenades explosives GLI-F4 ?

Fabien Magnenou
Ces grenades mixtes, dotées d'une charge explosive et de gaz lacrymogène, sont accusées d'avoir blessé grièvement plusieurs manifestants. Utilisées par les forces de l'ordre depuis plusieurs années, elles constituent un ultime recours dans les opérations de maintien de l'ordre.

Il a plu des grenades pendant les dernières manifestations des "gilets jaunes". Le week-end dernier, plus de 10 000 unités ont été tirées à Paris, affirme Le Parisien, dont 339 grenades GLI-F4 – des munitions explosives à l'usage controversé. Cinq avocats accusent ces armes d'être à l'origine de graves blessures de manifestants dans la capitale.

Ils évoquent notamment les cas de Gabriel, un homme de 21 ans qui a eu deux doigts arrachés, d'Ulrich et d'Antonio, grièvement blessés eux aussi. Pour l'heure, toutefois, il est encore difficile d'établir avec certitude le type de grenade en cause dans ces blessures.

"J'ai des séquelles à vie"

Ces événements récents sont suivis de près par Robin Pagès, un manifestant grièvement blessé en août 2017 sur le site de Bure (Meuse). "J'étais à cent mètres environ des gendarmes mobiles. J'ai vu deux déflagrations d'un mètre de diamètre causées par des grenades GLI-F4. La suite, je ne m'en souviens plus..." Selon son récit, il se trouvait alors avec plusieurs centaines de manifestants, bloqués dans un champ par un cordon de gendarmes mobiles. "Je n'ai pas vu arriver la grenade, elle est tombée à côté de mon pied et a aussitôt explosé." Le jeune homme perd une partie du pied gauche, arraché par le souffle de (...)

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