Pourquoi la garde alternée généralisée pourrait devenir un vrai casse-tête parlementaire

Besoins de l'enfant, papas violents... Le casse-tête de la généralisation de la garde alternée
Besoins de l'enfant, papas violents... Le casse-tête de la généralisation de la garde alternée

POLITIQUE - Sur le papier, le principe d'égalité semble couler de source: pourquoi ne pas faire de la garde des enfants en résidence alternée le régime de base en cas de séparation des parents? Sur le fond, le débat est autrement plus complexe qu'il n'y parait. Et chaque initiative législative en la matière suscite immanquablement des levées de boucliers.

La proposition loi portée par le député Modem Philippe Latombe, qui doit être examinée ce mercredi 22 novembre en commission des lois, n'a pas échappé à la règle. Son objectif: instaurer "le principe général de résidence des enfants chez chacun de leurs parents, afin de traduire leur égalité, cela toujours dans le respect de l'intérêt supérieur de l'enfant".

Conformément à la promesse de campagne d'Emmanuel Macron, l'idée est bien de rééquilibrer la garde des enfants en cas de divorce ou de séparation pour éviter que les enfants soient contraints de "se résigner à devoir choisir en faveur de l'un des parents, et par conséquent au détriment de l'autre, principalement le père". Une étude du ministère de la Justice datant de 2013 avait montré que 71% des enfants de parents passés devant un juge résident chez la mère, 12% chez le père et 17% sont en résidence alternée.

"Il ressort des statistiques du ministère de la Justice que la résidence alternée est toujours accordée aux pères si la mère y consent, y compris pour tous les enfants entre 0 et 5 ans, mais est refusée dans plus de 75% des cas si la mère s'y oppose, la situation inverse se produisant 7 fois moins souvent", plaident les signataires de cette proposition de loi.

Toute la question est de savoir si ce principe théoriquement égalitaire ne contrevient pas aux intérêts fondamentaux de l'enfant.

La problématique des pères violents

La Fédération nationale solidarité femmes (FNSF) a notamment souligné que la proposition de loi "ne comporte aucune restriction en ce qui concerne les violences conjugales ou bien sur enfants".

Philippe Latombe assure que...

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