Pourquoi les gérants misent sur la Chine

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L’empire du Milieu est de retour. Dans une économie mondiale où les bonnes nouvelles ne sont pas légion, la vigueur de la reprise chinoise est incontestablement la plus belle surprise de ces derniers mois. Comme ailleurs, le choc de la crise sanitaire et d’un confinement particulièrement strict a provoqué un effondrement de l’activité. Cette dernière s’était contractée au premier trimestre de 6,8% sur un an (-10% d’un trimestre à l’autre). Puis la levée progressive des contraintes, dès le début du printemps, a fait redémarrer très vite l’économie. Le PIB a progressé de 3,2% au deuxième trimestre (+11,7% en séquentiel) puis de 4,9% au troisième (+2,7%). Dit autrement, la Chine a déjà effacé le trou d’air provoqué par la crise sanitaire. L’industrie redémarre avant la consommation Première à redémarrer, l’activité industrielle a opéré un retour à la normale : la production est en hausse de 1,2% sur les neuf premiers mois de l’année. Portées par les ventes d’équipements et de produits médicaux, les exportations se sont, elles aussi, redressées à leur niveau d’avant crise. Maillon faible de la reprise, la consommation reste à la traine (-7,2% depuis le début de l’année). Les ventes au détail sont toutefois de nouveau en hausse depuis août (+3,3% sur un an en septembre). Ce frémissement du côté de la consommation atteste d’un retour à une vie proche de la normale dans un pays qui semble échapper à toute seconde vague de contamination. Philippe Waechter, directeur de la recherche économique chez Ostrum AM, souligne ainsi que les dépenses associées aux interactions sociales (restaurant, alcool, cigarettes…) sont désormais comparables à celles d’avant crise. Un signal fort qui montre que les ménages chinois «n’hésitent plus à sortir car l’incertitude liée à l’épidémie s’est franchement réduite». Des restaurants bondés ! Cliquez ici pour lire la suite