Pourquoi la France est bien seule à combattre au Mali

Presque sept ans après le début de l'intervention au Mali, les forces françaises ont essuyé lundi soir leur plus grosse perte sur place avec la mort de 13 soldats lors d'une collision entre deux hélicoptères. Malgré les efforts consentis, les violences djihadistes persistent dans le nord du Mali et se sont propagées au centre du pays ainsi qu'au Burkina Faso et au Niger voisins. Et sous l'effet d'une guerre qui empire, les troupes françaises au Sahel font face à un rejet grandissant chez une partie de la population.

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Si pour l'heure, la classe politique - hormis la France insoumise - défend la poursuite de la mission, la question de son avenir se pose. Et son échec interroge. "Le maintien de nos troupes s'impose car si on part vite les choses vont s'aggraver et très rapidement", estime Michel Goya, ancien colonel et historien militaire. "C'est un peu la théorie des dominos. Le Mali et le Burkina vacillent déjà et pourraient entraîner d'autres pays dans leur chute."

"Personne ne veut combattre" au côté de la France

Selon l'ancien militaire, la position française dans la région est celle d'une "clé de voûte, indispensable mais bloquée dans le dispositif". Pour se trouver des marges de manoeuvres, Paris veut que ses alliés européens s'impliquent davantage. L'Estonie va ainsi doubler sa présence sur place (de 50 à 95 personnes). Une nouvelle unité de forces spéciales doit également être déployée au Sahel en 2020 :...


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