Pourquoi la fin des enseignements en langue d'origine étrangère n'est pas vraiment une nouvelle annonce

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Mardi 18 février, Emmanuel Macron a présenté plusieurs mesures pour lutter contre ce qu’il appelle "le séparatisme islamiste", notamment à l’école. Le président de la République a affirmé qu'"à partir de la rentrée scolaire 2020, les enseignements en langue et culture d’origine étrangère (Elco) seront partout supprimés" en France.

A l’origine, ces Elco découlent d’accords bilatéraux signés avec neuf pays : l'Algérie, la Croatie, l'Espagne, l'Italie, le Maroc, le Portugal, la Serbie, la Tunisie et la Turquie. Ils sont conçus pour permettre aux enfants d’origine étrangère de poursuivre en France l’étude de leur langue maternelle. Près de 80 000 enfants sont concernés par ces cours donnés par des professeurs originaires de ces pays.

La Cellule du Vrai du Faux vous explique pourquoi la fin de ces enseignements n’a rien de nouveau.

La fin des Elco a été annoncée... en 2016

C'était une réforme mise en oeuvre par l’ancienne ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem, il y a quatre ans. Ce qu'elle n'a pas manqué de faire remarquer vertement sur Twitter. Lors d'une séance de Questions au gouvernement, en avril 2016, elle précisait les contours de cette réforme (vidéo ci-dessous à partir de 0'45) en évoquant la renégociation des accords avec chaque pays (...)

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