Pourquoi les Européens décident-ils de faire une pause avec la Russie?

·1 min de lecture

Le Conseil européen des 27 chefs d'État et de gouvernement se réunit lundi à Bruxelles, pour la première fois physiquement depuis de longs mois. Il y sera question notamment de la Russie. Un mois après les sanctions prises par Moscou contre huit personnalités européennes, dont le président du Parlement européen, David Sassoli, la vice-présidente tchèque de la Commission, Vera Jourova, et le député français Jacques Maire, l'Union européenne n'envisage pas à ce stade de représailles. Pas plus après avoir entendu le Kremlin décréter que la République tchèque faisait désormais partie d'une liste de pays "inamicaux" pour avoir expulsé une vingtaine de diplomates russes.

Si la République tchèque, la Pologne ou les pays Baltes tiennent à ce que la décision russe ne reste pas impunie, d'autres comme Chypre, Malte ou la Hongrie refusent d'aller plus loin dans les coups de bâton. Mais le gros du peloton, emmené par la France et l'Allemagne, souhaite, lui, ne rien changer à l'arsenal existant des sanctions prises depuis 2014 après l'annexion de la Crimée. Une feuille de route stratégique sur la relation future avec Moscou sera demandée lundi au chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, pour qu'elle soit adoptée fin juin. Cela permettra aussi de se donner le temps d'apprécier les résultats du sommet prévu entre Joe Biden et Vladimir Poutine dans un petit mois.

Utiliser "d'autres leviers" que les sanctions

 

"Il faut se situer dans une perspective à plus long terme, nous confie une ...


Lire la suite sur LeJDD