Pourquoi "Don't look up" sur Netflix a beaucoup plu à Alexis Corbière

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Leonardo DiCaprio et Jennifer Lawrence dans
Leonardo DiCaprio et Jennifer Lawrence dans

CINÉMA - From Hollywood to La France Insoumise. Sorti ce vendredi 24 décembre pour le réveillon de Noël, le film Don’t look up: déni cosmique d’Adam McKay suscite de nombreuses réactions. Il trône en tête du top des visionnages sur Netflix en France ce lundi tandis que plus de 100.000 personnes ont commenté le long-métrage sur le réseau social Twitter. Et parmi eux Alexis Corbière, député de l’extrême gauche.

Dans Don’t look up, superproduction à 75 millions de dollars du géant du streaming américain, Jennifer Lawrence et Leonardo DiCaprio incarnent deux astronomes qui découvrent une immense comète large d’une dizaine de kilomètres dont la trajectoire se dirige vers la Terre. Leurs calculs sont sans appel: la comète s’écrasera sur notre planète dans six mois, causant sa destruction. Sauf que ni la présidente des États-Unis Janie Orlean (Meryl Streep) ni les médias ne les prennent au sérieux.

Obnubilée par sa cote dans l’opinion publique et conseillée par son plus gros donateur qui n’est autre qu’un géant de la tech -sorte d’hybride d’Elon Musk, Jeff Bezos et Mark Zuckerberg-, la dirigeante américaine décide de faire exploser la comète pour exploiter les précieuses matières premières qui la composent et fait campagne sur le thème du “don’t look up”, “ne regardez pas en l’air”, alors que le corps céleste massif apparaît clairement dans le ciel...

Après avoir vu le film, le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon décrit “une excellente parodie, glaçante, pertinente qui décrit notre société médiatique et politique devenue folle, face aux alertes des scientifiques”. “C’est le capitalisme et le profit pour une poignée d’ultra riches qui détruira la planète”. Une satire ”à méditer”, conclut-il.

Portée par un casting de haut vol, cette satire réussie du réalisateur américain, à qui l’on doit déjà Vice ou The Big Short: le casse du siècle, est rythmée de références à notre monde contemporain.

Comme Donald Trump, le personnage de Meryl Streep fait campagne avec une casquette à message vissée sur la tête, avec son fils pour chef de cabinet. Comme Elon Musk, celui de Mark Rylance développe une armée de drones-mutants et envoie des civils dans l’espace pour coloniser une nouvelle planète. Et comme le gouvernement français, le gouvernement américain ouvre un simple numéro vert en réponse à une crise majeure.

Meryl Streep dans le rôle de la présidente des Etats-Unis aux airs de Donald Trump (Photo: NIKO TAVERNISENIKO TAVERNISE/NETFLIX)
Meryl Streep dans le rôle de la présidente des Etats-Unis aux airs de Donald Trump (Photo: NIKO TAVERNISENIKO TAVERNISE/NETFLIX)

Comme Alexis Corbière, d’autres personnalités politiques ont partagé leur avis sur le long-métrage de Netflix. L’ancienne ministre de l’Environnement et députée européenne, Corine Lepage, y voit un “petit bijou sur la fabrique du déni, l’incurie ‘lobbyphile’ des dirigeants et la limite des capacités individuelles d’agir”.

Alexis Bachelay, ancien député socialiste et adjoint au maire de la ville de Colombes (EELV) souligne “une photographie satirique de notre époque et de l’absurdité d’un monde dont l’avenir dépend de politiques stupides, de médias superficiels et de milliardaires mégalomanes”.

L’analogie avec la crise climatique est évidemment délibérée, et le tournage du film, pendant la pandémie, semble l’avoir rendu encore plus pertinent. “En ce moment, nous avons tellement de mal à nous concentrer sur la vérité, et avec la crise du Covid, une nouvelle controverse scientifique s’est ouverte”, a constaté Leonardo DiCaprio, lors d’une conférence de presse en ligne, rapporte l’AFP. Engagé pour le climat depuis des années, il concède avoir “attendu des décennies un film sur le sujet” avec la “bonne façon de faire”.

Quant à l’inspiration du personnage de la présidente américaine obsédée par le pouvoir, jouée avec une jubilation et une bonne dose de narcissisme par Meryl Streep, l’actrice avoue qu’elle n’a pas été difficile à trouver. “Il y a tellement de directions dans lesquelles on peut puiser des choses, parce qu’il y a tellement de gens grotesques qui s’invitent, sans vergogne, dans la vie publique”, a-t-elle déclaré. En face, “plus que jamais”, nous avons besoin de “bonnes personnes”.

À voir également sur Le HuffPost: La bande-annonce de Don’t look up avec Jennifer Lawrence et Leonardo DiCaprio

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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