Pourquoi dit-on avoir la gueule de bois ?

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Votre estomac ne se tient plus, votre tête est prise dans un étau et vous lever pour aller chercher un verre d’eau (ô combien nécessaire) semble un effort surhumain pour vos muscles. Le diagnostic est clair : veisalgie. Ce terme médical récent vient du norvégien kveis, qui décrit «l’ inconfort succédant à la débauche », et de la racine grec algia, la douleur. Vous avez compris, en termes choisis, votre mal est la gueule de bois.

L’expression remonte à la fin du 18e siècle et fait référence à l’état de la gueule (la bouche en argot) après une soirée trop arrosée : aussi sèche que du bois. Cette sensation de langue lourde et de bouche pâteuse est liée au fait que l’organisme doit utiliser une partie de ses réserves d’eau pour éliminer l’alcool par les urines. En effet, l’excès de boissons alcoolisées empêche le cerveau de sécréter suffisamment d’ADH, l’hormone anti-diurétique qui aide en temps normal le corps à retenir l’eau en concentrant davantage les urines. Mais ce phénomène de déshydratation ne peut expliquer à lui seul tous les symptômes de la gueule de bois et notamment le fait qu’ils soient les plus marqués lorsque le taux d’alcoolémie retombe à zéro, généralement entre 8h et 16h après une soirée très arrosée. Il semblerait que le corps soit alors en hypoglycémie et en phase de sevrage provoquant certains signes de manque.

Physiologiquement, la gueule de bois est la conséquence directe d’une consommation d’alcool que le corps a considéré comme un empoisonnement. L’organisme, (...)

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