Pourquoi le disque se porte si mal alors que le livre ne connaît pas la crise?

Bart&Baker
Pourquoi le disque se porte si mal alors que le livre ne connaît pas la crise?

Il en va ainsi à chaque automne. La saison des Prix Littéraire débute avec son cortège de parutions attendues et son graal, le prix Goncourt. Rien de tout cela pour la secteur musical (à l'exception à une toute autre échelle du Disquaire Day).

Bien sûr, la sortie française d'un nouvel album de Johnny Halliday à grand renfort de prime time télévisés ou l'arrivée express du nouveau Beyoncé saturé de clips vidéo tentent de remuer les masses inertes derrière leur claviers. Mais rien n'y fait.

Le support discographique se décharne depuis ces 30 dernières années et ne soutient plus la comparaison avec son cousin feuillu qui,malgré les coups de butoir de la digitalisation, se paie même le luxe de grignoter les rayons de disque des enseignes spécialisées.

Comment en est-on arrivé là?

L'objet livre tout d'abord se défend mieux que le disque face aux ogres de la numérisation. Il n'est pas encore venu le temps où un Spotify du livre uberisera nos bonnes vieilles librairies

Le livre reste également un bien culturel plus exigeant et exclusif. Le « time to market » et la barrière de la fabrication permettent également un écrémage que le disque n'a malheureusement pas le luxe de se payer. Quand on parle de 600 livres en rayonnage chaque automne, ce sont des centaines de nouveaux disques et titres qui déboulent chaque semaine et ceci tout au long de l'année. Un encombrement qui ne peut trouver sa solution que dans une distribution universelle et radicale comme le streaming le permet dorénavant.

Le livre, de part sa nature même, est moins piratable que le disque. Son prix d'impression reste paradoxalement le même mais on l'achète avant tout pour son contenu immatériel, l'intelligence qui a pré existé à son écriture.

De fait, on n'a jamais vu les présentoirs des marchés inondés de copies pirates de livre, comme cela est par exemple le cas pour un disque ou un DVD.

D'ailleurs l'implacable numérisation qui touche les marchés du disque et du film aboutissent de plus en plus à des "leaks"...

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