Pourquoi la crise du Golfe pourrait entraîner une augmentation des salaires des marins français

Les tensions dans cette zone stratégique pourraient peser sur les finances des armateurs qui voient leurs primes d’assurance s’envoler et pourraient instaurer des primes pour les marins envoyés dans la région.

Les tensions autour du détroit d’Ormuz pourraient coûter cher aux armateurs qui utilisent ce passage hautement stratégique. Près d’un tiers du pétrole brut mondial acheminé par voie maritime transite par ce détroit. Mais depuis plusieurs semaines, la zone est touchée par une multiplication des actes hostiles contre les navires marchands : attaques à l’explosif, sabotages, intimidations… "Les deux dernières attaques contre des tankers (le Front Altair et le Kokuka Courageous en mer d’Oman le 13 juin dernier NDLR) ont généré des millions de dollars de pertes", explique sur BFMTV Frédéric Denèfle, directeur général du groupement Garex, spécialiste de l’assurance des risques de guerre maritime.

En effet, qui dit risques plus importants, dit prime d’assurance plus importante. Les armateurs qui transitent par le détroit d’Ormuz doivent désormais remplir une déclaration préalable de navigation dans le Golfe et payer une prime à leur assureur. Un surcoût important, puisque l’assurance d’un navire, qui représente en taux annuel 0.01% de sa valeur, a été multipliée par 30 pour un aller-retour de sept jours, depuis la montée des tensions dans le Golfe. Frédéric Denèfle explique ainsi que "les assureurs doivent faire face à une augmentation de la sinistralité et de la menace potentielle". Certains armateurs ont d’ailleurs décidé de répercuter cette hausse tarifaire sur leurs clients.

Une prime de risque pour les marins

Le leader mondial du transport de containers, le Français CMA-CGM, a ainsi mis en place, depuis le 5 juillet dernier, une surcharge "risques supplémentaires au Moyen-Orient" qui s’élève à 36 dollars (32 euros) par EVP (équivalent vingt pieds). Cette surtaxe doit être réglée pour toute marchandise expédiée depuis ou vers Oman, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, le Koweït, l’Irak, le Qatar et Bahreïn.

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La multiplication des menaces dans la région pourrait avoir un autre effet :

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