Pourquoi le confinement "n'a pas aidé" la progression du loup

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Alors que la présence du loup augmente en France depuis plusieurs années, le confinement "n'a pas aidé à sa progression" selon Thomas Pfeiffer, chercheur, et auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet. Entretien.

Longtemps chassés, les loups sauvages ont complètement disparu de France au cours des années 1930. Devenue une espèce protégée, le canidé a lentement commencé à recoloniser le territoire au début des années 1990. Le seuil minimum de viabilité avait alors été fixé à 500. Si l’espèce est discrète et habituée à vivre en faible densité, sa présence a légèrement augmenté ces dernières années. En effet, le nombre de loups est passé de 530 en 2019 à 580 adultes en 2020 selon l'Office français de la biodiversité (OFB). L'animal s'est installé principalement dans les régions Provence-Alpes-Côte d'Azur et Auvergne-Rhône-Alpes, même s’il est désormais présent sur les deux-tiers du territoire.En outre, la relation avec les éleveurs est tumultueuse. L'espèce étant responsable de la mort de 12 500 brebis en 2019. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le confinement n’a pas permis de les laisser se développer, en grande partie à cause d’interventions humaines qui déstructurent les meutes. Explications avec Thomas Pfeiffer, enseignant chercheur spécialisé sur l'histoire du loup et des relations entre l'homme et les grands prédateurs. Il est aussi fondateur de la maison des loups.Marianne : Quelles sont les évolutions récentes du nombre de loups en France ?Thomas...

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