Pourquoi comparer Zemmour et Drumont est absurde

AFP

Alors que nous assistons à des formes de complexification des processus racistes et identitaristes, il est fondamental de veiller à ne pas participer aux processus conduisant à opposer, dans un rapport Eux/Nous, les réflexes identitaristes. Aujourd’hui, en effet, nous assistons à une concurrence victimaire amenant les communautés mythifiées à produire une forme de déshumanisation de l’Autre (communauté) au nom de leur propre défense. Malheureusement, dans la globalisation, le racisme est devenu universel.

Il est scientifiquement utile de confronter les discours antisémites et islamophobes définis par Gérard Noiriel

De nos jours, il est donc important d’étudier tous les acteurs qui sont envahis par la haine de l’autre que ceux-ci se définissent comme catholiques, français, juifs, musulmans, noirs, blancs… Penser le racisme et ses mutations oblige à interroger le multi-racisme dont le visage peut être celui du pamphlétaire et polémiste Eric Zemmour obnubilé par la peur du "grand remplacement" mais aussi celui d’indigénistes, d’antisémites, de djihadistes…

Comparaison n'est pas raison

Nous interrogeons dès lors le choix éditorial fait par l’historien Gérard Noiriel dans son livre récent intitulé Le venin dans la plume (éd. La découverte, 2019) dans lequel "il met en regard le parcours d’Eric Zemmour et celui d’Edouard Drumont, chef de file du camp antisémite à la fin du XIX


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