Pourquoi la chauve-souris est l'hôte de nombreux virus mais ne développe pas de symptômes ?

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Coronavirus, virus Nipah ou Ebola… Les chauves-souris sont porteuses de nombreux virus. Lorsqu’ils sont transmis, les infections provoquent des symptômes chez les autres espèces animales comme chez les humains, mais restent silencieuses chez leur hôte principale. Pourquoi ces petits animaux volants ne développent-ils pas de symptômes lorsqu’ils hébergent un virus ? C’est la question que s’est posée une équipe de chercheurs du CNRS, de l’Université Claude Bernard Lyon 1, et de l’ENS Lyon.

Les scientifiques se sont intéressés à l’immunité des chauves-souris. Pour mener ce travail, les chercheurs ont récolté des données issues de plusieurs disciplines scientifiques : la génétique, l’éco-épidémiologie, la biologie moléculaire et cellulaire, et la virologie. Ils ont étudié l’évolution des gènes chez différentes espèces de chauves-souris, et ont regardé, au niveau des molécules, comment l’organisme de ces animaux s’était adapté au cours des épidémies.

Selon les auteurs, “la réponse se situe, entre autres, dans le nombre de copies du gène PKR, qui participe à la réponse immunitaire contre les virus”, lit-on dans un communiqué transmis à la presse la veille. “Alors que la majorité des mammifères ne possèdent qu’une seule copie de ce gène, certaines chauve-souris en ont plusieurs. Autant de copies qui ont permis à l’animal de diversifier son répertoire antiviral, et ainsi de faire face à une diversité de virus.” Comment expliquer la différence entre les gènes de la chauve-souris et ceux (...)

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