Pourquoi c’est la galère dans le métro ? La réponse des grévistes de la RATP

RATP - Mais que se passe-t-il à la RATP ? Depuis la rentrée, l’établissement public est sous le feu des critiques en raison de métros, bus et RER constamment bondés, en heure de pointe comme en dehors. Une surchauffe donc les causes sont bien plus profondes que l’unique journée de grève des salariés de l’entreprise, ce jeudi 10 novembre, pour réclamer de meilleurs salaires face à l’inflation, mais également davantage de moyens techniques et humains pour offrir justement un meilleur service aux usagers.

Comme vous pouvez le voir dans notre reportage vidéo en tête d’article, nous avons demandé à des agents et conducteurs de la RATP en grève, rassemblés en matinée devant le siège de leur employeur, dans le XIIe arrondissement de Paris, comment nous en sommes arrivés à cette galère dans les transports franciliens. Sous-effectif lié à un manque d’attractivité, diminution de l’offre après la pandémie de Covid-19, politique du chiffre… Au micro du HuffPost, ils livrent leur analyse de la situation.

Dans les faits, à quoi sont dus ces dysfonctionnements selon la RATP ? Contactée par Le HuffPost avant cette journée de grève, l’entreprise publique se dit « pleinement mobilisée » et invoque deux raisons. D’abord le manque, « modeste » selon elle, d’une centaine de conducteurs de métro, mais aussi la fréquentation en hausse du réseau souterrain, remontée ces derniers jours à 90 % du niveau d’avant Covid. Or, seuls quatre lignes (7, 9, 13 et 14) et le réseau de RER tournent à plein régime, selon la Régie.

La présidente de la région Île-de-France et par conséquent à la tête de l’autorité organisatrice des transports de la région, Valérie Pécresse, est la première à déplorer ce manque d’efficacité. Dans Le Parisien dimanche 6 novembre, elle a annoncé vouloir rétablir l’offre de transports à 100 %, mais aussi réclamé un audit des sept lignes les plus touchées actuellement sur le réseau de transport (3, 4, 6, 8, 11, 12 et 13). Elles affichent, selon elle, « des taux de régularité inférieurs à 91 % ».

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