Pourquoi « Bronx » d'Olivier Marchal tourne un peu en rond

Par Jean-Luc Wachthausen
·1 min de lecture
Bronx sur Netflix
Bronx sur Netflix

Depuis ses débuts avec Gangsters et, surtout, 36, Quai des Orfèvres, Olivier Marchal a imposé son style brutal, réaliste, sur le polar français, largement inspiré de son expérience d'ancien flic confronté au banditisme. Cet univers, il le connaît par c?ur et n'a de cesse de nous raconter la même histoire d'hommes perdus, déphasés, marginalisés. Mais on ne change pas une formule qui marche avec ses films suivants, Braquo, MR 73 et Les Lyonnais, toujours dans la même veine. Avec Bronx, diffusé sur Netflix, le réalisateur récidive dans la noirceur et la frontière floue entre des flics aux méthodes pas très orthodoxes et les voyous. Des personnages au look ébouriffé, déchirés entre la hargne et la lassitude, qui fument et picolent pour s'étourdir. On a pris un peu l'habitude de ce genre de western urbain où tous les personnages se retrouvent dans le même bain et flinguent à tout-va. Au point de ne plus comprendre pourquoi et de s'en lasser.

Nous voici de nouveau en terrain de connaissance, non pas à New York mais à Marseille, dans les quartiers nord, où, après une tuerie organisée par un certain clan Bastiani, deux hommes que tout oppose vont mener l'enquête à leur façon, hors normes. Sans prendre de gants et confrontés à une flopée de cadavres. D'un côté, un flic rattaché à l'antigang (Lannick Gautry), de l'autre, le chef de la BRB (Moussa Maaskri), qui a des méthodes douteuses. Le tout sous l'?il de leur supérieur hiérarchique incarné par un Jean Reno marmor [...] Lire la suite