Pourquoi "Black Panther" n'est pas un film communautaire

Maxime Bourdeau
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Pourquoi "Black Panther" n'est pas un film communautaire

Pourquoi "Black Panther" n'est pas un film communautaire.

CINÉMA - Fin 2017, le simple fait de découvrir les affiches de "Black Panther" avait ravi les Afro-Américains fans de super-héros. Ce mercredi 14 février, alors que le film débarque enfin sur grand écran, les mêmes bouillent d'impatience de voir ce que renferme réellement ce nouvel opus de Marvel.

Et devant la blancheur des castings des 17 films précédents de la franchise lancée en 2008 par la célèbre maison de comics, il n'est pas difficile de comprendre pourquoi cette communauté place tant d'espoirs sur ce premier blockbuster dans lequel 80% des acteurs mis à l'honneur sont noirs.

Si le principe d'un long-métrage s'adressant à un public en fonction de ses origines semble naturel aux États-Unis, où la présence de groupes est considérée comme une force culturelle mais aussi une manne financière, il l'est beaucoup moins en France où l'on a pour habitude de vanter les valeurs de la République comme remède à tout communautarisme.

"Black Panther" aura-t-il alors du mal à traverser les frontières? Après visionnage, Le HuffPost vous explique ci-dessous et dans la vidéo en tête d'article pourquoi Marvel dévoile, bien au contraire, un film qui ne s'est jamais adressé à autant de monde.

Des scènes à la "James Bond"

"Black Panther" met certes en scène des personnages noirs, dans un pays imaginaire d'Afrique -le Wakanda- qui aurait réussi à échapper à toute colonisation européenne, qui vit de ses propres richesses et avec ses traditions. C'est aussi "la promotion d'un culture, une manière de parler de l'Afrique dont on n'avait jamais entendu parler", se félicite auprès du HuffPost Jonathan Zadi, rédacteur en chef de Negus et fan de la bande-dessinée originale.

Mais ces points de départ importants, qui offrent aux spectateurs noirs une rare opportunité de se voir représenter au centre d'une intrigue et de surcroît de façon positive, ne se dressent jamais comme un frein qui viendrait empêcher les autres personnes installées dans les salles obscures d'elles aussi...

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