Pourquoi la basilique de Saint-Denis n’aurait-elle pas droit à sa flèche ?

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Vue de la basilique Saint-Denis.
Vue de la basilique Saint-Denis.

Deux flèches disparues s?apprêtent à être lancées de nouveau vers le ciel d?Île-de-France : celle de Notre-Dame de Paris et celle de la basilique de Saint-Denis. L?une dans une louange unanime, exaltant le dernier état connu qui s?apprête à être ressuscité, l?autre au c?ur d?une polémique acérée. Notre-Dame de Paris semble avoir acquis le droit à la résilience, qui semble moins consensuel pour Saint-Denis. Ces lignes n?ont pas pour but de prendre position sur la pertinence des arguments des uns ou des autres. Comme à l?époque des bâtisseurs de cathédrales, ce jugement appartient au maître d?ouvrage. Mais cette tribune souhaite donner le point de vue d?un historien confronté à une nouvelle expression de la « passion patrimoniale » française. Un de ces grands enjeux de cette passion est la restauration des édifices blessés par l?histoire.

La reconstruction de la flèche de Saint-Denis s?inscrit dans un processus historique qui, depuis le XIXe siècle, consiste à retisser les fils du temps et de la mémoire en reconstruisant les édifices mutilés. Dans ce contexte, le patrimoine n?est pas seulement pierre, métal, bois ou verre. Il est aussi politique, société, culture. La plupart des grands édifices ayant été blessés par l?histoire ont été restaurés, souvent avec un écart avec les matériaux utilisés précédemment, souvent avec une reprise de fondations nécessitant des compromis avec l?archéologie.

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