Pourquoi vous allez moins entendre les ministres à partir de dimanche

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Gabriel Attal s'exprime devant la presse après un conseil des ministres le 12 mai 2021 à Paris - Ludovic MARIN © 2019 AFP
Gabriel Attal s'exprime devant la presse après un conseil des ministres le 12 mai 2021 à Paris - Ludovic MARIN © 2019 AFP

Il n'y aura pas de vacance du pouvoir, seulement un peu de silence. Depuis ce dimanche inclus (soit dès minuit dans la nuit de samedi à dimanche) jusqu'au 27 juin prochain, au soir du second tour des régionales et des départementales, les membres du gouvernement devront s'astreindre à une période de réserve électorale.

Recommandation

C'est Matignon qui en a fixé les bornes dans une circulaire intitulée Recommandation aux membres du gouvernement à l’approche des échéances électorales et envoyée à la fin du mois d'avril aux ministères. Il s'agit de s'interdire les communications qui pourraient influer sur les scrutins des régionales et des départementales et leurs résultats, ainsi que tout déplacement officiel... sauf cas de force majeur, ou "cas particulier" comme l'a indiqué ici Le Parisien. Il va sans dire que cette prohibition s'étend aussi au parc automobile: aucun véhicule appartenant à un ministère ne pourra être utilisé pour la campagne.

Une chronique du quotidien francilien remarque d'ailleurs avec un peu de malice que l'approche de la période de réserve semble charger l'agenda des annonces de l'exécutif. Ce jeudi, le Premier ministre Jean Castex doit annoncer un "plan montagne" pour le département de la Savoie, ainsi qu'un contrat de relance pour celui du Nord. Mercredi, Jean-Michel Blanquer a encore dévoilé les conclusions du Grenelle de l'Education nationale et le déblocage de 700 millions d'euros en 2022 pour augmenter les enseignants.

15 candidats

Les ministres seraient d'autant moins bien inspirés de déroger à la réserve qu'on va leur imposer pendant ces quatre semaines qu'ils seront nombreux à être concernés au premier chef par le scrutin des régionales ou celui des départementales. Ils sont quinze candidats, qu'ils soient têtes de liste ou qu'ils figurent juste sur l'une d'entre elles.

On compte quatre têtes de liste aux régionales au sein du gouvernement: Marc Fesneau, ministre délégué aux Relations avec le Parlement, en Centre-Val de Loire, Geneviève Darrieussecq, ministre chargée des Anciens combattants, en Nouvelle-Aquitaine, Laurent Pietraszewski, secrétaire d'Etat à la Réforme des retraites dans les Hauts-de-France, et Brigitte Klinkert, ministre déléguée à l'Insertion, dans le Grand Est.

Mais les ministres interviennent surtout en deuxième rideau. Ainsi, le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti (qui tend d'ailleurs à éclipser son leader) est sur la liste dans les Hauts-de-France, comme la ministre de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, et Alain Griset, le ministre délégué aux PME.

Marlène Schiappa, ministre chargée de la Citoyenneté, va ferrailler à Paris au sein de l'équipe constituée par la majorité en Île-de-France, comme Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, dans les Hauts-de-Seine, Emmanuelle Wargon, ministre du Logement, dans le Val-de-Marne, Amélie de Montchalin, chargée de la Transformation et de la Fonction publique dans l'Essonne, et Nathalie Elimas, secrétaire d'Etat à l'Education prioritaire, dans le Val-d'Oise.

Enfin, Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, est candidat aux départementales du côté de Tourcoing, Sébastien Lecornu, de l'Outre-Mer, dans son fief normand de Vernon et Brigitte Bourguignon, qui s'occupe du sujet de l'Autonomie pour le gouvernement, dans le Pas-de-Calais. Le premier tour des élections interviendra le dimanche 20 juin.

Article original publié sur BFMTV.com

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