Pourquoi on adore tout ce qui est mignon

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Un chiot qui trébuche, un hamster qui grignote un mini-burrito, un bébé joufflu qui rit aux éclats… Immédiatement nous penchons la tête sur le côté en lâchant, un « oooh », émus par tant de « mignonnitude ». Loin d’être « cucul », le "mignon" (ou cute en anglais) se répand partout : dans la mode, les filtres Instagram, la nourriture et même dans les programmes de certains candidats à la dernière présidentielle posant avec un animal... Sur le Web, des millions de vidéos attendrissantes se disputent notre attention et certaines boules de poils connaissent un succès incroyable, à l’image de Jiff Pom, un adorable loulou de Poméranie, suivi par… 9,7 millions d’abonnés. « Si Internet a généré un effet de massification de la diffusion et du partage d’images mignonnes, le phénomène n’est pas nouveau, explique Vincent Lavoie, historien de la photographie et auteur de Trop mignon ! Mythologies du cute (éd. PUF, 2020). Au début du XXe siècle, les cartes postales faisaient souvent appel à des images d’animaux adorables aux grands yeux. »

Loin d’être anecdotiques, les « grands yeux » sont au contraire au cœur de l’affaire. Car derrière notre amour du mignon se cache une émotion, l’attendrissement pour ce qui nous paraît juvénile, donc vulnérable. L'éthologue autrichien Konrad Lorenz a ainsi montré, dès les années 1940, notre sensibilité au « schéma du bébé » : de grands yeux, une face ronde, un crâne disproportionné, des membres épais et courts et des gestes gauches.

Au fil de l’évolution, (...)

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