Pourquoi les éoliennes en mer sont de plus en plus hautes

Débarrassées de tout obstacle terrestre, les éoliennes peuvent en mer gagner en hauteur et en longueur de pales. C’est ainsi une véritable course à la puissance qui s’engage.

Toujours plus haut, toujours plus loin (en mer), toujours plus fort. Les éoliennes sont de plus en plus puissantes et l’environnement marin convient bien à cette progression. En mer, il n’y a pas d’obstacles physiques qui puissent empêcher les concepteurs d’aller taquiner les records, ont expliqué les ingénieurs lors du congrès Seanergy qui s’est tenu au Havre du 15 au 17 juin 2022.

"Il ne s’agit pas d’une révolution, mais d’une évolution"

"Il ne s’agit pas d’une révolution, mais d’une évolution. En restant compétitif sur la taille de nos pales et en conséquence des mâts, nous produisons de l’énergie avec une puissance constante comprise entre 12 et 28 mètres par seconde (m/s)", explique Matteo Labadini, responsable des ventes pour la France, l’Italie et la Grèce chez . "Avec des rotors plus grands, nous produisons plus de courant, même dans les vents très faibles", ajoute Frédéric Petit, directeur du développement chez .

La taille de l'éolienne dernière génération de GE construite à Saint-Nazaire comparée aux principaux monuments dans le monde. © GE Renewable Energy

GE est entré sur le marché de l’éolien offshore en 2015 avec une machine de 6 mégawatts (MW). L’électricien américain construit aujourd’hui dans son usine de Saint-Nazaire des pales de 107 mètres pour une hauteur totale de 243 mètres pour atteindre 12 MW. Même progression chez Siemens-Gamesa. En 2014, les premières machines "à entraînement direct" (le rotor entraîne directement le générateur sans boîte de vitesse) développaient 6 MW, 8 MW en 2015, 11 MW en 2022. "Nous testons dans notre centre d’Osterild au Danemark une éolienne de 236 mètres de haut pouvant atteindre 15 MW et ce nouveau type qui doit arriver sur le marché en 2024 est déjà prévendu", assure Frédéric Petit.

Des éoliennes bientôt 100% recyclables

Jusqu’où peut-on aller ? En théorie, il n’y a pas de plafond et les 20 MW sont visés. Reste qu’il y aura des contraintes physiques, pas tellement en mer mais plutôt à terre. "Il faut adapter les[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles