Pourquoi ces élections législatives sont historiques

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« La gifle » pour Libération, « Le séisme » pour Les Echos, « Ingouvernable ! » pour Le Parisien, « Majorité relative et doute absolu » pour La Voix du Nord… Toute la presse nationale et régionale a insisté lundi matin sur la dimension inédite de ces élections législatives, dont le second tour a eu lieu dimanche. Pourquoi est-ce le cas ? Le JDD fait le point.

1. Parce que jamais un gouvernement n’avait eu une majorité si étroite

C’est une première sous la Ve République. Jamais un gouvernement n’avait eu une assise législative aussi étroite. Depuis 1958, seulement deux exécutifs ont dû se contenter d’une majorité relative. Premier cas : en 1958, l’Union pour la nouvelle République du général de Gaulle obtient 206 sièges à l’Assemblée (sur 576). Il peut toutefois s’appuyer sur les 117 sièges du Centre national des indépendants et paysans pour gouverner. Toutefois, c’est durant cette législature qu’est votée l’unique motion de censure de la Ve République, en 1962. Après ce désaveu, le Premier ministre Georges Pompidou doit démissionner et De Gaulle dissout l’Assemblée. Mais les élections législatives qui suivront seront un triomphe pour lui et Georges Pompidou est reconduit à Matignon.

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Deuxième cas : en 1988, Michel Rocard dispose, lui, de 270 sièges (sur 577 sièges) et n’obtient donc qu’une majorité relative. Avec 245 sièges, Emmanuel Macron fait donc enco...


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