Pour tuer leurs proies, ces méduses envoient des boules de poison

NATURE - “L”eau qui pique” n’avait rien d’une illusion. Une équipe de chercheurs américains a publié le 13 février dans la revue Communications biology une découverte qui lève le voile sur un phénomène connu des nageurs...et une arme aussi invisible que redoutable. 

Comme vous pouvez le découvrir dans la vidéo en tête de cet article, les méduses de genre Cassiopea, dont l’habitat va des Caraïbes à la Méditerranée, en passant par tous les océans, ont enfin livré leur secret. Ces animaux marins, dont la particularité est de nager avec la “tête” (l’ombrelle) en bas, n’ont pas de tentacules pour chasser leurs proies. Elles expulsent en revanche de véritables petites bombes toxiques. 

Nommées cassiosomes par les chercheurs, ces petites boules microscopiques ont été identifiées dans le mucus évacué en permanence par Cassiopea. Mais cette minuscule grenade qui intoxique la vie marine qui entre en contact avec elle n’est pas simplement un réservoir. Le cassiosome se déplace, d’avant en arrière ou en rond, celui qui permet de toucher un maximum de ces minuscules crustacés dont se régalera, en passant, la méduse. 

Capable de survivre dix jours dans l’eau, les cassiosomes sont donc une arme biologique étonnante, et qui passait jusqu’ici inaperçu dans l’étude de la vie marine. Leur présence permet aussi d’expliquer cette sensation “d’eau qui pique” ressentie par les nageurs dans les eaux où des Cassiopea ont élu domicile. 

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