Potagisons les cours d’écoles…

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Eric Piolle, brillamment réélu par un peu moins de la moitié des Grenoblois, a pris une toute première décision, car il y avait urgence : il va « débitumiser, dégenrer, végétaliser et potagiser » les cours d’école de nos enfants, « brûlantes en été et trop réservées aux pratiques des garçons ».

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Bonne idée. Du terreau partout, et des plantations « utiles » : Stendhal, né à Grenoble et qui avait pour ses concitoyens l’immense respect que l’on sait, s’amusait déjà de cette tendance grenobloise à choisir des plantes qui rapportent. On évitera les tomates, trop tardives pour que les élèves en profitent vraiment, sinon pour des expériences balistiques incongrues. On préfèrera les poireaux, les oignons ou les fèves, qui viennent bien.

Ou les carottes. Avec près de 45.000 écoles primaires en France, et une surface agricole potentielle de 500m2 par école, cela donne au total 2.250 hectares. Avec une production moyenne de 40 tonnes / hectare pour les jeunes carottes, ce sont 90.000 tonnes d’apiacées que les bambins récolteront quand le procédé sera généralisé. Les supermarchés n’auront plus d’excuses pour ne pas s’approvisionner localement — en carottes tout au moins.

Attention cependant : les graines de carotte sont une poussière impalpable, il faut repiquer les pousses en les alignant quand elles ont une dizaine de centimètres, et l’usage d’un plantoir enfoncé dans la terre meuble risque de donner aux garçons, tout « dégenrés » qu’ils soient, des idées nauséabondes.

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