Postes vacants à l’APHP : patients en danger ?

La rédaction d'Allodocteurs.fr

Le 14 novembre, les soignants sont descendus dans la rue après sept mois de mobilisation dans toute la France. Pour la première fois, les cadres responsables de gérer leurs plannings s’engagent dans la grève. David* ne veut plus cautionner ce système défaillant :

« Les gens sont tellement pressurisés, on les fait finalement travailler au maximum, qu’à un moment on ne peut plus ! Et même pour l’encadrement, demander à des infirmiers qui sont déjà épuisés de travailler plus,… enfin je suis cadre-soignant et du coup, je me dis que je fais n’importe quoi ! Finalement, on a tous le sentiment d’être un peu un pion, qu’on met là… Il faut faire ci, il faut faire ça… Et on tient. Jusqu’au jour où on ne tient plus, on part, et puis on fait autre chose. »

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« J’ai tous les jours l’impression de frôler l’éthique médicale »

Dans les 40 établissements de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris, 900 lits sont aujourd’hui fermés faute de soignants disponibles pour s’occuper des patients. Tous les services sont touchés, y compris la réanimation pédiatrique. Des enfants ont récemment été envoyés vers Amiens, Lille ou Rouen ces derniers jours, faute de pouvoir les accueillir dans la capitale.

Les soignants doivent se soumettre à des (...)

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