La possibilité d'une fuite ? L'hypothèse du coronavirus échappé d'un labo de Wuhan est balayée par le rapport de l'OMS

·2 min de lecture

L'hypothèse d'un incident de laboratoire reste "extrêmement improbable" selon le rapport produit par l'OMS après une enquête en Chine et des investigations très encadrées par Pékin.

Le rapport sur les origines du Covid-19 par l'OMS, l'organisation mondiale de la santé, était très attendu. Ce lundi 29 mars 2021, il est dévoilé, et privilégie l'hypothèse d'une transmission du virus à l'homme par l'intermédiaire d'un animal infecté par une chauve-souris. Le document rédigé par les experts de l'OMS envoyés en Chine écarte la thèse d'une fuite d'un laboratoire chinois. Mais pèse sur le travail des envoyés de l'OMS une suspicion de manque d'indépendance...

Le mystère de l'origine du SARS-CoV-2 n'est pas résolu

La publication de ce rapport conjoint des experts de l'OMS et de Chine intervient quinze mois après l'apparition des premiers cas de Covid-19, fin décembre 2019 à Wuhan. La pandémie a fait depuis au moins 2,7 millions de morts dans le monde, et ravagé l'économie mondiale. Ses conclusions n'ont pas créé la surprise. S'il ne résoud pas le mystère des origines du SARS-CoV-2 (le virus qui provoque le Covid-19), le rapport, dont l'AFP a obtenu une copie, souligne la nécessité de réaliser d'autres études en Chine et ailleurs, jugeant la transmission à l'homme du virus par un animal intermédiaire "probable à très probable", tandis que l'hypothèse d'un incident de laboratoire reste "extrêmement improbable".

Pour l'OMS, une enquête encadrée, menée au pas de charge

Les conclusions du rapport confirment les premières prises de parole des experts présentées lors d'une conférence de presse le 9 février 2021 à Wuhan, l'agglomération chinoise considérée comme l'épicentre de la nouvelle maladie. Ces conclusions ne manqueront pas de faire rejaillir les accusations de complaisance de l'OMS à l'égard de la Chine, certains estimant notamment que la douzaine de spécialistes internationaux a manqué de latitude pour travailler librement lors de son séjour de quatre semaines dans la ville chinoise en janvier et février.

La mission sur les origines de la transmission du virus à l'homme, jugée extrêmement importante pour tenter de mieux lutter contre une possible procha[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi