Possibilité d’une « exoplanète océan » : portrait de ce monde à 48 années-lumière

Le télescope spatial James Webb (JWST), depuis son lancement en 2021, contribue déjà énormément à la science. Et cet été 2024 n’y coupe pas : le JWST a transmis des données qui changent notre point de vue sur une exoplanète que nous connaissions déjà, située à 48 années-lumière de nous, dans la constellation de la baleine.

Elle s’appelle LHS 1140 b a été découverte en 2017. Les astronomes estiment alors qu’elle pourrait être une sorte de mini-Neptune — en somme, être une planète gazeuse, enveloppée d’une fine atmosphère d’hydrogène et d’hélium. Mais une équipe de planétologues du CNRS et d’astrophysiciens de l’université de Montréal ont récemment analysé les données livrées par le JWST, et elles pointent vers une exoplanète « océan », essentiellement composée d’eau liquide. L’étude (en ligne depuis le 21 juin 2024) sera bientôt publiée dans The Astrophysical Journal.

« De toutes les exoplanètes tempérées actuellement connues, LHS 1140 b pourrait bien être notre meilleure chance de confirmer un jour indirectement la présence d’eau liquide à la surface d’un monde extraterrestre situé au-delà de notre système solaire », confirme dans un communiqué Charles Cadieux, auteur principal de cette étude. L’exoplanète serait donc une super-Terre constituée d’un océan.

Comment étudie-t-on une planète comme LHS 1140 b ?

Puisque l’exoplanète est située à 48 années-lumière de nous, comment peut-on supposer,

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Crédits photos de l'image de une : À gauche, l'hypothèse boule de glace. À droite, l'hypothèse d'une partie "océan". On voit aussi la différence de taille avec la Terre. // Source : Image de synthèse (B. Gougeon/Université de Montréal)