Des positons en masse

Libération.fr

Univers. Détection d’antimatière à bord de la station spatiale.

L’antimatière va-t-elle révéler la nature de la matière noire ? C’est la question à laquelle doit répondre un engin de 7 tonnes tournant à 20 000 km/h à 400 km au-dessus de vos têtes. AMS - le spectromètre magnétique Alpha - est la seule expérience de physique des particules de grande taille embarquée dans l’espace. Installée en mai 2011, lors du dernier vol de la navette Endeavour, sur l’une des poutrelles de la station spatiale internationale, elle détecte des particules d’antimatière - les antiparticules de la matière ordinaire - avec une cadence élevée, impossible sur Terre.

Monstres. Les physiciens savent produire de l’antimatière dans leurs accélérateurs sur Terre, il ne s’agit donc pas de la découvrir. Mais les antiparticules captées par AMS peuvent provenir de monstres cosmiques - des étoiles à neutrons tourbillonnant sur elles-mêmes, baptisées pulsars. Surtout, elles pourraient avoir été produites par l’annihilation de particules de matière noire, étrange substance, de nature inconnue, inventée par les astrophysiciens pour expliquer les mouvements des galaxies.

Le 3 avril, les 600 scientifiques de cette expérience, dirigée par Samuel Ting, Nobel de physique, ont publié (1) l’analyse des dix-huit premiers mois de travail d’AMS, avec pas moins de 25 milliards de particules captées, parmi lesquelles 6 millions d’électrons et, surtout, 400 000 positons (ou positron, l’antiparticule de l’électron).

Ces positons proviennent-ils de pulsars ou de la matière noire qui formerait un halo autour de notre galaxie, la Voie lactée ? Mystère encore. Certes, ils semblent provenir de toutes les directions, mais ce n’est pas incompatible avec un ou des pulsars. Encore que si cette homogénéité, déjà à 97%, devait atteindre les 99%, «l’hypothèse pulsar deviendra intenable», estime Sylvie Rosier-Lees, du CNRS.

Quart. L’énergie des positons permettra-t-elle de trancher ce débat ? «Elle va de 0,5 à 350 milliards (...)

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