Portugal: nouveau vote au Parlement en faveur de l'euthanasie

Le parlement portugais à Lisbonne - Carlos Costa
Le parlement portugais à Lisbonne - Carlos Costa

Le Parlement portugais a voté ce jeudi plusieurs textes favorables à la dépénalisation de l'euthanasie, relançant un processus législatif qui s'était heurté aux réticences du président conservateur Marcelo Rebelo de Sousa. Le texte soumis par le Parti socialiste, qui dispose d'une majorité absolue au Parlement, a été approuvé avec 128 voix pour, 88 voix contre et 5 abstentions.

Des propositions similaires du Bloc de gauche (gauche radicale), du parti animalier PAN et des libéraux ont également été adoptées, alors que celle du parti d'extrême droite Chega (Assez) pour la tenue d'un référendum sur l'euthanasie a été rejetée.

Les propositions sur la "mort médicalement assistée" adoptées en première lecture doivent maintenant être fusionnées en un seul texte. La nouvelle loi, si elle est adoptée, sera ensuite soumise au président de la République, le conservateur Marcelo Rebelo de Sousa.

"C'est le moment d'apporter une réponse à ceux qui sont dans une grande souffrance", a affirmé le député socialiste Eurico Brilhante Dias. "L'objectif n'est pas de rouvrir un débat mais de répondre "aux doutes émis par le président", a précisé la député du PS Isabel Moreira.

Un véto présidentiel?

Dans les textes votés jeudi, le concept de "maladie fatale" pouvant justifier le suicide assisté a été remplacé par celui, plus large, de "maladie grave et incurable". A l'extérieur du Parlement, une cinquantaine ont protesté contre la dépénalisation de l'euthanasie

D'après les médias locaux, le chef de l'Etat, un réputé professeur de droit, n'exclut pas de mettre un nouveau véto au texte qui lui sera soumis. Les Pays-Bas sont devenus il y a 20 ans le premier pays au monde à légaliser l'euthanasie. En Europe, seuls la Belgique, le Luxembourg et l'Espagne ont suivi.

Plusieurs pays interdisant l'euthanasie active ont toutefois légalisé l'arrêt des traitements à la demande du patient, interdit l'acharnement thérapeutique et institué des initiatives d'accompagnement des patients en fin de vie.

Article original publié sur BFMTV.com

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