Portrait. Marcus Rashford, le footballeur au grand cœur

The Observer (Londres)
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Le joueur de Manchester United a fait plier le gouvernement britannique trois fois en un an sur le thème de la précarité alimentaire. Grâce à lui, des enfants défavorisés ont pu bénéficier de repas gratuits pendant les vacances scolaires.

“Montrez-moi un enfant de 7 ans et je vous dirai quel adulte il sera”, dit le proverbe. Mais au football, on ne peut jamais vraiment savoir quels enfants de cet âge deviendront des joueurs professionnels ou pas. En tout cas, lorsqu’il se remémore l’enfant qu’était Marcus Rashford, il y a une chose dont Dave Horrocks, son premier entraîneur, se souvient très bien.

Lorsque Rashford est arrivé au Fletcher Moss Rangers, un club de quartier de Manchester, c’était un petit garçon maigrichon de 5 ans. Dès le début, il a été le genre de gosse qui laisse toute son énergie sur le terrain. Chaque fois que Horrocks le conduisait chez lui après l’entraînement, Marcus montait à l’arrière de la voiture et plongeait aussitôt dans un sommeil profond. Une fois arrivé chez lui, l’enfant sautait dehors, reposé, ramassait un ballon et recommençait à s’entraîner sur le carré d’herbe devant sa maison.

Le talent n’est pas le seul facteur décisif

Horrocks, qui en vingt-cinq ans a vu des centaines d’enfants défiler au club, en sait long sur la mince frontière qui sépare les deux ou trois gamins qui deviendront des millionnaires de la Premier League de ceux qui resteront sur les bas-côtés. Le talent n’est pas toujours le facteur décisif et pour ce qui est du sort qui attend les footballeurs en herbe, Horrocks cite l’ancien entraîneur de l’équipe d’Angleterre Howard Wilkinson : “Je crois que la chance, c’est quand la préparation rencontre l’occasion.”“C’est exactement le type de chance que Marcus a eue tout au long de sa carrière”, ajoute Horrocks.

Il a su saisir les occasions – il a marqué deux buts durant son premier match avec Manchester United [voir ci-dessous] et un autre après seulement trois minutes de jeu lors de son premier match en équipe d’Angleterre – parce qu’il s’y prépare depuis toujours. C’est la même chose pour l’œuvre de bienfaisance qu’il accomplit

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